
Réunis à Porto les 2 et 3 février 2026, gouvernements, régulateurs et acteurs industriels de plus de 70 pays ont pris part au Submarine Cable Resilience Summit, organisé sous l’égide de l’International Telecommunication Union. Objectif affiché : renforcer la protection et la résilience des câbles sous-marins, une infrastructure critique qui transporte plus de 99 pour cent du trafic international de données.
À l’issue du sommet, une déclaration commune et une série de recommandations opérationnelles ont été adoptées. Elles visent notamment à améliorer la coordination internationale en cas d’incident, à réduire les délais d’autorisation pour les réparations, à renforcer la redondance des réseaux et à adapter les cadres réglementaires à la réalité stratégique de ces infrastructures.
Longtemps perçus comme de simples actifs techniques, les câbles sous-marins sont aujourd’hui considérés comme un pilier stratégique de l’économie numérique mondiale. Ils soutiennent les communications, les services cloud, les transactions financières et, plus largement, la souveraineté numérique des États. Or, ces réseaux restent vulnérables, exposés à des risques naturels, à l’activité humaine et à des tensions géopolitiques croissantes.
Le sommet de Porto met également l’accent sur la situation des régions insuffisamment connectées, en particulier certains pays africains, les États enclavés et les petits États insulaires, pour lesquels la résilience des câbles conditionne directement l’accès à l’Internet international.
Cette rencontre s’inscrit dans la continuité du premier sommet organisé à Abuja en 2025 et confirme une prise de conscience globale : la sécurité et la continuité des câbles sous-marins ne relèvent plus uniquement des opérateurs télécoms, mais d’une responsabilité collective impliquant États, régulateurs et industrie.
Pour l’International Telecommunication Union, le message est clair : sans une coopération renforcée et des cadres adaptés, la croissance numérique mondiale restera exposée à des ruptures dont l’impact peut être immédiat et massif.
Source : Communiqué