
Créé en 1975, le Centre national de l’informatique (CNI) célèbre cette année un demi-siècle d’activité au service de l’administration et du citoyen. Placé sous la tutelle du Ministère des Technologies de la communication, l’établissement s’est imposé au fil des décennies comme un pilier de l’infrastructure numérique de l’État tunisien.
Bien plus qu’un simple acteur technique, le CNI a accompagné les grandes étapes de la modernisation administrative et numérique du pays. Il a joué un rôle central dans la conception, le développement, l’exploitation et la sécurisation des systèmes d’information stratégiques sur lesquels reposent de nombreuses institutions publiques.
Une expertise nationale consolidée sur cinq décennies
Aujourd’hui, le CNI s’appuie sur une équipe de 170 agents et cadres, dont 120 profils techniques spécialisés. Cette continuité humaine et technologique a permis de constituer un capital de compétences unique, garantissant à la Tunisie une gestion souveraine de ses plateformes numériques critiques, dans un contexte où la souveraineté digitale devient un enjeu stratégique.
Le centre assure l’ensemble du cycle de vie des systèmes d’information nationaux. Cela va de l’analyse des besoins et la conception des solutions jusqu’au déploiement, à l’hébergement, à la maintenance et au support technique, avec une approche intégrée et sécurisée.
Hébergement souverain et réseau administratif national
Le CNI héberge des plateformes nationales et sectorielles sensibles via sa propre infrastructure de cloud souverain, adossée à des centres de données sécurisés assurant la continuité des services publics. Il gère également le réseau administratif intégré, qui relie plus de 2 500 sites administratifs à l’échelle centrale, régionale et locale.
Identité numérique et interopérabilité des services publics
En tant qu’opérateur national spécialisé, le centre est en charge de services clés liés à la confiance numérique, notamment le registre national de l’identifiant unique et l’identité numérique du citoyen. Il pilote aussi l’interopérabilité entre les systèmes d’information de l’administration. Cette démarche a permis de coordonner près de 40 structures publiques et de déployer plus de 200 services numériques à forte valeur ajoutée, comme l’inscription scolaire à distance, le paiement du timbre automobile ou encore l’échange automatisé de données d’état civil avec les caisses sociales.
Un rôle clé lors des moments critiques
Le CNI a démontré sa capacité de réaction lors de périodes sensibles. Durant la pandémie de Covid-19, il a assuré l’hébergement et la gestion de la plateforme nationale de vaccination ainsi que des systèmes de gestion des aides sociales. Il a également contribué à la réussite de plusieurs consultations nationales et sectorielles, confirmant son rôle d’acteur de confiance dans les situations exceptionnelles.
Cap sur le cloud et l’intelligence artificielle
Pour 2026, le Centre national de l’informatique prévoit d’accélérer le développement de sa plateforme de cloud souverain et d’intégrer des solutions basées sur l’intelligence artificielle au sein des services administratifs. Le centre entend aussi engager la mise à niveau fonctionnelle et technique de grandes applications nationales, en partenariat avec le secteur privé, afin d’accompagner la prochaine phase de transformation numérique de l’État tunisien.
D’après communiqué