
Les routeurs Wi-Fi constituent le point d’entrée de nombreux appareils connectés au sein des foyers, mais leurs fabricants restent particulièrement peu transparents sur les données susceptibles d’être collectées. C’est le constat d’une analyse publiée par Cybernews, portant sur les politiques de confidentialité de 25 marques de routeurs destinés au marché américain.
L’étude relève notamment que les 25 fabricants analysés ne précisent pas clairement s’ils enregistrent les requêtes DNS. Ces données peuvent notamment révéler les domaines consultés par les utilisateurs. Cybernews indique également que 20 des 25 fabricants ne précisent pas si leurs équipements effectuent une inspection approfondie du trafic réseau, ou DPI (Deep Packet Inspection).
La situation est différente concernant les données personnelles classiques. Selon l’étude, 84 % des marques indiquent collecter une adresse e-mail et 84 % un nom de compte. Par ailleurs, 23 fabricants sur 25 ne précisent pas clairement s’ils collectent les identifiants des réseaux Wi-Fi environnants, comme les SSID et BSSID.
Des politiques de confidentialité souvent trop générales
Cybernews estime que le principal problème réside dans l’utilisation de politiques de confidentialité générales couvrant plusieurs produits et services d’un même fabricant, plutôt que de documents spécifiques aux routeurs. Dans certains cas, les informations pertinentes ne seraient accessibles qu’après l’achat, l’enregistrement ou la configuration de l’équipement.
L’analyse attribue un score compris entre 0 et 66 aux fabricants en fonction du niveau de transparence de leurs politiques sur 22 types de données. Un score élevé correspond à davantage de données explicitement collectées ou non spécifiées. D-Link obtient ainsi 56 points, suivi d’Omada (TP-Link) avec 55 et d’Amazon Eero avec 53. ASUS obtient le score le plus faible de l’échantillon avec 34 points.
Cybernews précise toutefois qu’il ne s’agit pas d’un audit technique des routeurs. L’étude examine uniquement les informations publiées dans les politiques de confidentialité et ne vérifie pas directement le comportement des firmwares, le trafic réseau ou la télémétrie réellement envoyée vers les serveurs des fabricants.
Pour les utilisateurs, l’étude met donc surtout en évidence un problème de transparence : les politiques de confidentialité disponibles ne permettent pas toujours de déterminer précisément quelles informations peuvent être collectées par un routeur et ses services associés.
Lire l’étude complète de Cybernews.
D’après communiqué