
Plus de 12 000 dirigeants mondiaux, experts et décideurs politiques sont actuellement réunis en Suisse pour la Geneva Digital Week, un événement d’envergure organisé sous l’égide de l’Union internationale des télécommunications (UIT). Ce rassemblement marque une étape historique avec l’ouverture du premier Dialogue mondial sur la gouvernance de l’intelligence artificielle mandaté par les Nations Unies. L’objectif affiché est de bâtir un cadre réglementaire véritablement inclusif. L’ONU insiste lourdement sur la nécessité d’intégrer les pays en développement dans ces discussions stratégiques, afin d’éviter que les règles de l’IA ne soient écrites que par une poignée de puissances technologiques.
Lors de son discours inaugural, António Guterres, Secrétaire général de l’ONU, a appelé à une action internationale urgente. Il a rappelé que la communauté mondiale se trouve à un carrefour décisif face aux avancées fulgurantes des algorithmes : “La question est de savoir si nous allons gouverner l’IA ensemble, ou si nous la laisserons nous gouverner”.
Au-delà de la gouvernance de l’intelligence artificielle, la Geneva Digital Week s’articule autour de deux autres piliers majeurs : le Forum du Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI) et le sommet AI for Good. Pour les acteurs du secteur des télécommunications et des réseaux, les enjeux soulevés sont considérables.
L’UIT a en effet profité de cette tribune pour remettre la réduction de la fracture numérique au centre des débats. Alors que 2,2 milliards de personnes à travers le monde n’ont toujours aucun accès à Internet, les institutions internationales plaident pour une accélération massive des investissements dans les infrastructures de connectivité. Le déploiement du Très Haut Débit dans les régions émergentes et mal desservies est présenté comme la condition indispensable pour que les bénéfices économiques et sociétaux de l’IA puissent un jour profiter à l’ensemble de l’humanité.
D’après communiqué